• Marie-Anta Diop

6 idées pour offrir un emploi (vraiment) flexible à ses collaborateurs

Dernière mise à jour : 12 mars

Face à la pandémie de Covid-19, les milieux de travail se sont rapidement adaptés et le télétravail s’est imposé comme un mode efficace, fonctionnel et viable sur le long terme. À tel point qu’une étude de Mercer Canada réalisée en 2020 révélait que près de 60% des employés seraient prêts à quitter leurs employeurs si le télétravail ne leur était plus proposé! C’est donc dire que dans les années à venir, à moins que le poste n’exige d’être en présentiel à 100%, refuser un mode de travail hybride (au minimum) sera de plus en plus difficile à justifier.


D’ailleurs, les employeurs en sont bien conscients (d’après un sondage de l’ordre des CRHA, seuls 6% d’entre eux envisagent de poursuivre avec une présence au bureau en tout temps) et s’organisent pour offrir un mode de travail moderne, qui corresponde aux besoins des employés.


Parce que la flexibilité est au cœur des attentes des employés et qu’elle continuera à l’être pour les prochaines années, La Talenterie vous donne quelques pistes de réflexion à cet effet!


S’affranchir du traditionnel 9 à 5

Arriver au travail après 10h pour éviter le trafic routier, partir à 15h pour assister à un cours de sport ou de musique, reprendre après 20h une fois que les enfants sont couchés. Les horaires flexibles permettent aux employés d’organiser leur journée de travail en fonction de leurs besoins et contraintes uniques. Tout en laissant les employés « faire leurs heures » quand ils le souhaitent, l'employeur peut s’assurer que le travail est accompli en établissant des deadlines et/ou des créneaux horaires de disponibilité (par exemple : entre 11h et 14h, tous les mardis).


Offrir des postes à temps partiel

Bien que la majorité des travailleurs recherchent un poste permanent à temps complet, offrir des postes à temps partiel pourrait se révéler un avantage distinctif pour plusieurs types de profils : étudiants, pré-retraités, nouveaux parents, professionnels souhaitant expérimenter un nouveau poste ou se réorienter...). Un exemple très concret n’est autre que l’autrice de cet article qui travaille à la Talenterie à temps partiel, pour parfaire ses compétences en communication RH! :)


S’autoriser à fermer la caméra

Qui dit horaires flexibles et télétravail, dit aussi blurring (effacement de la frontière entre la vie professionnelle et la vie personnelle). On a tous jeté un coup d'œil curieux aux décors de salons de nos collègues ou rencontré leurs animaux domestiques en pleine réunion TEAMS. Bien que cet aspect soit plutôt sympathique, il n’en demeure pas moins que ce mode de travail always on puisse être épuisant. Alors, pour limiter les risques de fatigue Zoom et d’hyperconnexion, une astuce simple consiste à ne pas exiger que les caméras soient ouvertes en tout temps pendant les rencontres virtuelles.


Responsabilités > Tâches

Avec un mode de travail flexible et/ou à distance, l’organisation et le contrôle du travail évoluent eux aussi. Ainsi, l'autonomie, la gestion par objectifs et la culture par résultats sont à valoriser. Le collaborateur comprend ce qui est attendu de lui, en endosse les responsabilités et agit en conséquence pour atteindre les résultats attendus. En plus de favoriser l'épanouissement professionnel du collaborateur, la gestion par responsabilisation des employés contribue également à la qualité de vie globale au travail, à l'indépendance et crée un climat de confiance entre collaborateurs.


S’appuyer sur la technologie

Avec la crise de pénurie de main-d'œuvre, les entreprises vont être amenées à automatiser de plus en plus leurs opérations. Si la transition semble évidente pour certaines industries (robotisation et multiplication des machines dans l'industrie automobile), elle peut déjà se faire pour les emplois de bureaux. Par exemple, le logiciel Zapier (et bien d’autres!) permet d’automatiser certaines tâches répétitives, libérant ainsi du temps et de l’énergie qu’il est possible de réinvestir dans des missions plus productives, plus lucratives et/ou plus épanouissantes pour les organisations. Moins de temps passé sur des tâches routinières permet de gagner en efficacité et de dégager du temps pour intégrer de la flexibilité dans les flux de travail.


Proposer des avantages sociaux personnalisables

La flexibilité passe beaucoup par les modes d’organisations du travail, mais elle peut aussi s’exprimer dans le package de rémunération globale. En effet, entre un jeune professionnel sans attaches, un employé ayant des responsabilités familiales et un autre qui s’approche de la retraite, les besoins en avantages sociaux ne sont pas les mêmes. Par exemple, au niveau de l’assurance collective, il pourrait être une bonne idée de proposer un régime « à la carte » avec des niveaux de remboursement différents pour les soins paramédicaux (soins de la vue, psychologue, chiropraticien…). Si ce genre de régime n’est pas conseillé pour tous les types d’organisations, reste qu’un régime d’avantages sociaux flexibles permet de répondre à une variété de besoins et de styles de vie!

 

Quelle que soit la formule ou l’étendue de la flexibilité offerte, il est essentiel pour les entreprises de :


  • former les gestionnaires : s’assurer qu’ils sont à l’aise avec ce nouveau mode de fonctionnement, avec les nouvelles compétences qu’ils devront mettre à l'œuvre (p.ex. suivre le travail de leurs collaborateurs et accompagner plutôt que surveiller).

  • gérer les attentes : une communication efficace et des pratiques claires peuvent aider à maintenir le niveau de qualité et de productivité, tout en faisant confiance aux gens. Par exemple, une entreprise pourrait s’engager à ce que le délai de réponse d'un courriel ne dépasse pas les 48 heures. Ainsi, sans ajouter de pression indue sur les collaborateurs, on s’assure tout de même que les opérations se déroulent à un rythme soutenable pour l’organisation du travail et le service client.

  • intégrer la flexibilité à la culture de l’entreprise : pour devenir un véritable atout, compris, accepté et valorisé par le plus grand nombre, la flexibilité doit « se vivre » à tous les niveaux de l’entreprise. Une transition réussie passera donc par une organisation du travail souple, basée sur des approches de rétroaction et d’amélioration continue, d’écoute, de prise de risques et d’innovation.

Pour poursuivre sur le sujet, ne manquez pas d’écouter l’épisode du Podcast de la Talenterie, qui sortira en janvier! Sarah a rencontré Geneviève Provencher, fondatrice de Flow et elle nous a donné plein d’idées pour intégrer la flexibilité en entreprise!


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